Ah, il commençait à nous gonfler grave avec ses super promos ce connard de super cul.

Avec madame Poissard, ma femme, on se demandait comment on pouvait les contrer car ils ont une politique de marketing très agressive. C'est pas comme nous qu'on augmente régulièrement pour que les habitudes ne soient pas perdues : 10% pas an... C'est le tarif syndical !

Alors, j'ai pris mon courage à demain et aujourd'hui je suis allé voir le responsable "commerce intra muros" du conseil municipal à ne pas confondre avec la branche "Granges le grand" qui s'occupe des commerces capitalistes qui font croire qu'ils sont du côté des pauvres... Tu parles d'une foutaise ! Comme si ils allaient verser des impôts à la trésorerie de Granges en plus ! Non, ils préfèrent optimiser leurs dividendes avec des répartitions de versements... En gros, ils payeraient la moitié du quart du dixième de ce qu'ils pourraient payer si leur "conseillers financiers" n'avaient pas trouvé une niche fiscale au profit des pauvres actionnaires dans le besoin...

Moi je vous l'affirme, mes amis, on se le fait mettre dans le sens de la longueur.

Le plus rigolo, c'est quand la ville leur construit des bretelles entrées et sortie de leurs magasin et que sur le permis de construire on t'annonce pudiquement : "Coût des travaux ; 50% département, 30% conseil général et 10% la commune"... J'ai beau recompter, je sens comme un peu d'évaporation. Et puis, de toutes façons c'est toujours 100% de la poche du contribuable !

Alors, devant mon dynamisme forcené où je lui ai prouvé que je ne pouvais pas m'en sortir avec mon petit magasin, le responsable "commerce intra muros" est allé voir le maire et ils m'ont concocté un super arrangement : ils m'ont promis que je ne payerai plus la taxe des commerces, et que toute la bande de sangsues qui perçoivent les charges sociales, me feraient verser moitié moins de charges si mon chiffre tombait de moitié...

Les seuls qui n'ont rien voulu savoir, c'est ceux de la médecine du travail car ils n'ont pas envie de faire faillite eux aussi... Déjà qu'ils sont obligés de ne faire qu'une visite tous les deux ans alors que nous on doit payer une visite tous les ans pour les maintenir à flot...

Mais enfin, je suis content de m'en être si bien tiré et comme dit madame Poissard, ma femme, "t'as bien fait d'exiger sinon ils t'auraient rien donné"